Domaine IIIAnnulation d'Assemblée Générale
Art. 42 Loi 1965

Annulation d'assemblée générale à Lille — contester l'AG, dans les délais.

L'assemblée générale constitue l'organe décisionnel de la copropriété. Lorsque les règles de convocation, de quorum ou de majorité n'ont pas été respectées, les résolutions adoptées peuvent être annulées par le tribunal judiciaire. Maître Hugo Fort, avocat en annulation d'assemblée générale de copropriété à Lille, vous assiste dans la contestation ou la défense de ces décisions.

§ 01 — Cas types

Quatre situations qui reviennent le plus souvent.

Dossier · Cas 01

Irrégularité de convocation

Copropriétaire
Faits
La convocation n'a pas respecté le délai de 21 jours, omet un copropriétaire ou ne comporte pas d'ordre du jour complet.

Action
Analyse de la convocation et de la feuille de présence · Assignation en annulation dans le délai de deux mois.

Textes
Loi 1965 · Art. 42
Nos interventions
  • 01Irrégularités de convocation
  • 02Non-respect des majorités
  • 03Abus de majorité
  • 04Contestation de résolutions
Notre approche
  • 01Analyse du procès-verbal
  • 02Vérification des règles de forme
  • 03Assignation en annulation
  • 04Défense devant le tribunal

I. Les causes d'annulation d'une assemblée générale

L'annulation d'une assemblée générale de copropriété peut être fondée sur des irrégularités de forme ou de fond. Parmi les irrégularités les plus fréquentes figurent le défaut ou l'irrégularité de la convocation (non-respect du délai de 21 jours, absence d'ordre du jour, omission d'un copropriétaire), le non-respect des règles de majorité prévues par les articles 24 à 26 de la loi du 10 juillet 1965, et l'abus de majorité.

La jurisprudence sanctionne également les atteintes au droit de vote (mandats irréguliers, copropriétaire privé de son droit de vote sans motif légitime) et les résolutions contraires au règlement de copropriété ou à la destination de l'immeuble.

Délai de contestation

L'action en annulation doit, à peine de déchéance, être introduite dans un délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal au copropriétaire opposant ou défaillant (article 42, alinéa 2, de la loi du 10 juillet 1965). Ce délai de forclusion ne se suspend pas et court dès le lendemain de la première présentation de la lettre recommandée, même si le pli n'est pas retiré (Cass. 3e civ., 29 juin 2023, n° 21-21.708). À défaut de notification régulière du procès-verbal, l'action reste ouverte pendant cinq ans.

II. La procédure de contestation

L'action est portée devant le tribunal judiciaire du lieu de situation de l'immeuble. À Lille, il s'agit du tribunal judiciaire de Lille. La représentation par avocat est obligatoire.

Le copropriétaire demandeur doit avoir été opposant ou défaillant (absent et non représenté). Est opposant celui qui a voté contre une résolution adoptée, mais aussi celui qui a voté pour une résolution finalement rejetée (Cass. 3e civ., 24 janvier 2001, n° 99-14.692). L'abstention, en revanche, ne confère pas cette qualité : le copropriétaire présent qui entend se réserver la possibilité de contester doit voter contre. Celui qui a voté pour une résolution adoptée ne peut en principe en demander l'annulation.

L'annulation peut porter sur une ou plusieurs résolutions isolées, ou sur l'assemblée générale dans son ensemble lorsque l'irrégularité affecte la validité de la réunion elle-même (convocation irrégulière, absence de quorum).

III. L'abus de majorité en copropriété

L'abus de majorité constitue un fondement autonome d'annulation. Il est caractérisé lorsqu'une décision est prise dans l'intérêt exclusif des copropriétaires majoritaires, au détriment des copropriétaires minoritaires et en rupture avec l'intérêt collectif du syndicat.

La jurisprudence en retient une appréciation restrictive : le simple désaccord sur l'opportunité d'une décision ne suffit pas. Il faut démontrer que la décision est contraire à l'intérêt commun des copropriétaires ou qu'elle a été prise dans le seul but de favoriser certains d'entre eux.

Notre cabinet procède à une analyse minutieuse du procès-verbal, de la feuille de présence, des mandats et des conditions de convocation afin de déceler toute irrégularité susceptible de fonder une action en annulation. Nous intervenons également en défense pour les syndicats de copropriétaires et les syndics confrontés à des contestations.

§ — Questions fréquentes

Les réponses aux questions que l'on nous pose le plus.

01Quel est le délai pour contester une assemblée générale de copropriété ?

Le délai est de deux mois à compter de la notification du procès-verbal au copropriétaire. Ce délai est strict et son expiration interdit toute contestation ultérieure.

02Qui peut contester une résolution d'assemblée générale ?

Les copropriétaires opposants ou défaillants (absents et non représentés) peuvent agir en annulation. Est opposant celui qui a voté contre une résolution adoptée, mais aussi celui qui a voté pour une résolution rejetée. L'abstentionniste ne peut en principe pas agir : mieux vaut voter contre toute résolution que l'on envisage de contester.

03Quelles sont les irrégularités les plus fréquentes en assemblée générale ?

Les irrégularités les plus courantes sont le non-respect du délai de convocation de 21 jours, l'omission d'un copropriétaire dans la convocation, le non-respect des règles de majorité, et les mandats irréguliers : un même mandataire ne peut détenir plus de trois délégations de vote, sauf si le total des voix dont il dispose n'excède pas 10 % des voix du syndicat (article 22). Cette dernière irrégularité peut entraîner la nullité de l'assemblée entière.

04L'annulation suspend-elle les travaux votés ?

Sauf urgence, l'exécution des travaux décidés en application des articles 25 et 26 est suspendue jusqu'à l'expiration du délai de contestation de deux mois (article 42, alinéa 3, de la loi du 10 juillet 1965). En cours d'instance, les autres décisions restent en principe exécutoires et les charges demeurent dues.

05Que devient la décision annulée ?

L'annulation produit un effet rétroactif : la résolution est réputée n'avoir jamais existé et les sommes versées pour son exécution doivent en principe être restituées. Le syndic doit, le cas échéant, convoquer une nouvelle assemblée pour statuer à nouveau dans les formes et majorités requises.

Vous souhaitez contester une assemblée générale ?

Le délai de contestation de deux mois est strict. Contactez-nous rapidement pour analyser votre procès-verbal et déterminer les moyens d'annulation envisageables.